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Les pharmaciens peuvent désormais injecter 14 nouveaux vaccins

Les pharmaciens peuvent désormais injecter 14 nouveaux vaccins

Les compétences vaccinales des pharmaciens d'officine s’élargissent : ils peuvent désormais administrer 14 nouveaux vaccins. Ils peuvent également réaliser des entretiens courts avec les femmes enceintes, selon la convention nationale pharmaceutique entrée en application le 7 novembre dernier.

Par Sophie MENSIOR - le 14/11/22

Ils pouvaient déjà vacciner contre la grippe et le Covid-19. Avec la nouvelle convention pharmaceutique entrée en vigueur le 7 novembre dernier, les pharmaciens peuvent désormais injecter 14 nouveaux vaccins. A savoir : les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les papillomavirus humains, les infections invasives à pneumocoque, les virus de l’hépatite A et B, les méningocoques de sérogroupes A, B, C, Y et W et contre la rage.

« L’objectif de cette nouvelle mesure est d’améliorer la couverture vaccinale en France et de faciliter le parcours du patient souhaitant se faire vacciner », souligne l’Ordre national des pharmaciens.

Les pharmaciens formés et déclarés à l’ARS (Agence régionale de santé) pourront donc vacciner les personnes âgées de 16 ans et plus, pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur, à condition qu’elles aient une ordonnance d’un médecin.

Vers une prescription des vaccins

A ce jour et en dehors du vaccin contre la grippe, la réglementation n’autorise pas les pharmaciens à prescrire les vaccins. Mais ils pourraient être autorisés à le faire, le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2023 comportant une mesure de nature à permettre la prescription de certains vaccins par les pharmaciens.

La vaccination doit avoir lieu dans un espace de confidentialité et ne peut être réalisée que par un pharmacien. La rémunération de l’acte vaccinal a été fixée à 7,50 €TTC, comme pour la grippe.

Outre cette mesure sur les vaccins, la convention nationale pharmaceutique signée en mars dernier permet aux pharmaciens de réaliser des entretiens courts avec les femmes enceintes afin de « les sensibiliser au risque lié à la consommation de substances tératogènes ou foeto-toxiques pendant la grossesse et, le cas échéant, à l’importance de la vaccination. »

Ces deux mesures s’inscrivent dans les nouvelles missions du pharmacien en matière de prévention et d’accompagnement du patient.